15 octobre 2007
Soignants - soignés
Lorsqu'on voit l'envers du décor ce n’est pas toujours très reluisant.
J’ai effectué un premier jour de stage en tant qu’étudiante infirmière. J’ai revêtu mon bel uniforme et j’ai arpenté les couloirs d’un hôpital en suivant de près mon référent infirmier (qui n’était d’autre qu’une étudiante de 2e année).
J’ai surtout observé, c’était le but aujourd’hui. M’imprégner de l’environnement, toucher de près des vrais malades.
Etre à l’écoute du malade, ça, c’est chouette. Voir les autres travailler, ça c’est moins chouette.
- « Aller chérie, faut manger hein ! » (dit à une personne âgée de 86 ans.)
- « Madame G, vous pourriez me dire merci au moins ! » (dit à une personne âgée de 92 ans, alzheimer)
- « Bon l’hygiène ici, c’est pas notre fort alors fais comme à l’école et ne fais pas comme moi ! » (mot d’une étudiante en 2e année)
Bref, je ne vais pas faire un dessin mais je n’ai pas été satisfaite du contact que pouvaient avoir les soignants avec les soignés, du rapport à l’hygiène et du respect en général.
Personnellement, j’aimerais traiter les autres comme j’aimerais qu’on traite les miens. Je souhaiterais écouter et apporter une vraie oreille attentive comme j’aimerais qu’on écoute mes proches.
Maintenant, suis-je trop « neuve » dans le métier ? Suis-je trop vierge d’expérience pour comprendre les anciens, ceux qui ont de la bouteille hospitalière ?
J’ai pris des tensions, des températures, aidé une personne à prendre sa douche. J’ai vu des sondes urinaires et des protections souillées. Quelques cicatrices fraîches et quelques petites escarres.
Evidemment, je n’ai rien vu et le pire restera toujours à venir mais, à l’heure d’aujourd’hui, ce qui m’a le plus déplu, c’est l’indifférence envers les malades.
